Mercredi – Part d’histoire à part :La page blanche

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Mercredi – Part d’histoire à part :
La page blanche

Mercredi – Part d’histoire à part.

La Page Blanche.

Mercredi - Part d’histoire à part : La Page Blanche.

Il arrive parfois que l’écriture coince littéralement.

Comme beaucoup, je me suis retrouvé face à la fameuse page blanche. Celle tant redoutée par l’écrivant. Les lignes de l’histoire ne s’enchaînent plus. Je ne noircis plus rien. La conquête de mon histoire se mue peu à peu en une défaite cuisante face à un adversaire invisible.

Je décide alors de me renseigner, de me former et d’apprendre à combattre ce simple bout de papier immaculé. Mais rien, et je me rends compte que le problème est plus grave que je ne le pensais. Cette fois-ci, ce n’est pas une histoire de temps, d’inspiration, ni même d’encre dans la plume.

Les idées fusent, se transforment, évoluent. Les images s’enchaînent, apparaissent et se superposent. Pourtant, rien. Et cela dure. Depuis des heures, des jours, des mois.

Puis, je comprends.

Mon ennemi n’est alors pas cette page blanche, mais bel et bien l’histoire en elle-même. À chercher l’authenticité dans les situations, les choix et les actes, je me suis laissé dépasser par le récit, tandis que mes personnages se trouvent désormais dans une situation insoluble.

Pour être plus clair, j’ai fait le choix d’écrire sans facilité. Au fil du récit, les événements se présentent, les ennemis de Kahl se dressent devant lui, les caractères de chacun aboutissent à des choix qui semblent insurmontables. À ce stade, certains changent d’histoire et de dénouement pour faciliter la suite de l’intrigue. Pas moi. Pour être honnête avec mon lecteur, je laisse ces facteurs se mettre en place et c’est à moi de trouver une échappatoire sans facilité scénaristique.

Mais voilà, revers de la médaille. À l’arrivée du chapitre 16 et de 241 pages d’histoire, l’étau s’est resserré et me prive de toute échappatoire respectant mes règles d’écriture.

Il me vient alors l’idée de faire intervenir des acteurs extérieurs, sans même qu’ils ne s’en rendent compte.

Lors d’une soirée, sous couvert de faire découvrir le jeu de rôle à une bande d’amies, j’expose la situation de mon personnage et les confronte au choix même qui me freine. En une phrase : que feriez-vous dans cette situation ?
Un dé à 20 faces est posé sur la table pour pimenter l’expérience avec une part d’aléatoire. L’ambiance posée et les règles établies, je les jette dans mon piège.

À corps perdu, chacun y va de son choix et en subit les conséquences. À tour de rôle, ils lancent le dé, incarnent le mercenaire et se frottent à l’intrigue de ce chapitre. Échec, succès, tâtonnement, questionnement. Tout s’enchaîne rapidement tandis que de nouveaux éléments d’intrigue émergent de cet exercice et s’imbriquent les uns aux autres.

Au bout d’une trentaine de minutes à peine, l’histoire de Maglite reprend sans même qu’eux ou moi-même nous en rendions compte.

Le soir suivant, je tapais avec fluidité les mots qui composeront le chapitre 14 : Trône et Symbole et la suite de mon histoire.

En conclusion, n’ayez donc pas de crainte face à la page blanche. Votre entourage, vos proches, vos connaissances pourraient bien écrire cette histoire avec vous, sans même le savoir.

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